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Entrepreneuriat féminin: quels défis et opportunités ?

Selon la dernière étude du réseau Diane*, on remarque une belle progression du nombre de femmes entrepreneures : +12,90% en Wallonie sur les 5 dernières années. Hub Brussels note, en 10 ans, une progression de 30% en région bruxelloise, et de 50% pour les indépendantes complémentaires. Plusieurs besoins y sont liés: s’accomplir, gérer soi-même son emploi du temps, décider d’équilibrer sa vie professionnelle en parallèle de sa vie personnelle. Suite au confinement, beaucoup ont aussi envie de retrouver du sens dans leur travail et d’être plus en accord avec leurs valeurs. La tendance semble à la hausse, l’avenir nous le confirmera… Alors, quels sont les défis et les opportunités pour toutes les futures femmes indépendantes?

 

Qu’est-ce qui change lorsqu’on est une femme entrepreneure?

 

Toujours selon l’étude du réseau Diane, “il est plus difficile d’entreprendre lorsqu’on est une femme. Les difficultés se situent au niveau de la prospection de nouveaux clients, la relation à l’argent, mais également au niveau de l’intensité de la charge mentale.”  

Crédal*, SAACE ayant développé une expertise dans l’accompagnement des femmes entrepreneures, nous partage en effet que l’un des défis souvent rencontrés est de vaincre le syndrôme de l’imposteur. Dans la relation à l’argent, les femmes peuvent se dévaloriser plus facilement, la négociation n’est pas toujours un point fort. Sans tomber dans les généralités, elles préfèrent être réalistes ou pessimistes plutôt que de viser ce qu’elles pourraient réellement atteindre et oser proposer le juste prix pour leurs offres à valeur ajoutée. “Nous proposons d’ailleurs des workshops sur les thèmes de la négociation, sur la relation à l’argent, et la légitimité. Ceux-ci sont toujours ouverts aux hommes, mais ils ne représentent en moyenne qu’ 1 ou 2 inscrits sur 25 participants.”

Crédal souligne également que bon nombre de femmes démarrent leur projet en complémentaire, elles n’osent pas toujours se lancer à 100%. C’est un choix, qui répond à un besoin de sécurité (maintien d’un emploi en tant que salariées en parallèle), ou l’envie d’attendre que les enfants grandissent. “Pourtant ce sont des projets tout à fait viables” nous confie Nadine Ewert.

 

Une charge mentale dense: un atout pour entreprendre?

 

Chaque entrepreneur, qu’il soit un homme ou une femme, doit composer avec une foule d’activités différentes. En effet, entreprendre ne se résume pas aux moments consacrés à la vente ou à la prestation de services. 

Comme le souligne Katia Brasseur*, (service traiteur Le Kat’s à Bertrix) “Dans mon entreprise, en parallèle de la cuisine qui est le cœur du métier, il y a tout le reste à gérer: l’administratif, l’entretien des lieux, la famille…” 

En changeant de point de vue, la charge mentale peut se transformer en atout. En effet, l’habitude d’être multitâche dans sa vie privée serait un avantage pour la vie professionnelle des femmes entrepreneures. Comme en témoigne Katia “Nous pensons souvent à mille choses en même temps, nous pouvons jongler avec plusieurs tâches. Je me lève tôt et travaille souvent le week-end. Mais je suis épanouie, j’aime faire les choses à fond!”

Adélaïde Vonêche* (boutique Cozy Bee à Liège) se confie elle aussi: “J’ai parfois 5 journées en 1 ! Le défi majeur est l’organisation. L’aspect organisationnel, qui est déjà très souvent mis en place dans la structure familiale, aide beaucoup. Être multitâche à la maison, c’est un plus pour notre rigueur dans notre travail. Et passer par une structure d’accompagnement pour développer mon projet m’a permis de me recentrer”.

La conciliation vie privée/vie professionnelle n’est évidemment pas qu’un défi de femmes, c’est une thématique qui peut et doit concerner les hommes également.

L’astuce de Katia, pour maintenir l’équilibre, est de garder ses objectifs dans sa ligne de mire : “Je me fixe des limites. Quand j’ai atteint le chiffre que je souhaite, je n’en rajoute pas. Ma gestion du temps est meilleure en prenant moins de commandes qu’en engageant plus de personnel”. 

 

Pourquoi des réseaux exclusivement féminins ?

 

Il ne faut pas y voir de la discrimination homme/femme. Il s’agit plutôt de rejoindre le besoin d’être dans un univers où, en plus de réseauter et de générer des idées, on peut aussi exprimer des problématiques plus personnelles qu’en réseau mixte. Chacun avec leurs atouts, les hommes et les femmes peuvent avoir des besoins d’échanger sur des sujets différents, peuvent rencontrer des défis différents, ou encore (ré)agir différemment face à une même situation. L’échange avec des pairs du même sexe permet sans doute, parfois, d’être mieux comprise, ou du moins, d’oser aborder le sujet. 

Certains réseaux sont aussi plus adaptés aux horaires des femmes. Il n’est pas toujours possible de participer à des réunions hebdomadaires qui se tiennent tôt le matin (7h30 pour certaines) lorsque l’on a de jeunes enfants. 

Pour Adélaïde, c’est aussi l’occasion de rencontrer d’autres entrepreneuses: “Avant le Covid19, j’ai participé à 2 soirées du réseau “Les audacieuses”, j’y ai rencontré une autre indépendante qui vit les mêmes choses que moi et avec qui je peux échanger. Nous sommes devenues proches, même si nous ne travaillons pas ensemble, c’est “ma collègue” comme je l’appelle.”

Quant à Katia, c’est en termes de partenariats qu’elle développe son réseau féminin: “Je travaille avec une caviste qui vend des vins produits par des femmes”.

 

Quels réseaux dédiés aux femmes?

 

Bon nombre de réseaux dédiés aux femmes existent et proposent des formations, networkings, business meetings, lunchs et moments d’échanges autour d’une thématique inspirante, des conférences, des ateliers… La plupart des réseaux existants en Wallonie sont répertoriés sur le site 1890.be  

 

Un accompagnement spécifique 100% féminin est aussi proposé par Crédal, pour aider les futures entrepreneures à développer leur projet:

La première étape, nommée “Dream” est une étape de questionnements au niveau personnel: on y creuse l’adéquation avec les valeurs, les motivations, l’adéquation porteur/projet…

La suite du parcours est identique au parcours mixte (étude de marché, plan financier, stratégie…), mais repensé spécifiquement pour les femmes, en faisant plus référence aux freins qu’elles rencontrent, afin de faire tomber les barrières: “On y retrouve, en plus des thématiques générales liées à la création d’entreprise, des témoignages, des rôles modèles pour développer la confiance en soi, pour prendre conscience que les possibles sont larges.” Un groupe exclusivement féminin a aussi pour but de laisser place à la discussion et d’aborder des questions qui ne le seraient pas en groupe mixte.

Le 14 octobre prochain, Crédal organise, en ligne, la 5ème édition de la Women Entrepreneur’s Day: un événement gratuit, ouvert à toutes, proposant des ateliers, des témoignages et du networking.

 

L’association 100.000 entrepreneurs organise elle aussi, depuis 4 ans, au mois de mars, la Semaine de sensibilisation des jeunes à l’Entrepreneuriat Féminin, dont l’objectif est de “promouvoir la culture entrepreneuriale et la réussite au féminin auprès des jeunes femmes et des jeunes hommes de 13 à 25 ans.”

 

Vous l’aurez compris, la communauté des femmes entrepreneures est vaste et dynamique, de nombreuses opportunités existent pour mettre un projet sur pied, échanger, réseauter, continuer à se développer. 

Quoi de mieux que quelques success stories pour finaliser le tour de la question?

 Découvrez ici le parcours et le développement des activités de jeunes entrepreneuses accompagnées par nos SAACE**.

 

Convaincue qu’être femme, entrepreneure et épanouie, c’est possible? Discutez de votre projet avec l’un de nos conseillers en contactant la structure d’accompagnement la plus proche de chez vous!

 

* Sources: Réseau Diane, enquête réalisée auprès de ses membres en septembre 2020/Katia Brasseur, fondatrice de l’établissement “Le Kat’s” à Bertrix/Adélaïde Vonêche, fondatrice de la boutique “Cozy Bee” à Liège/Nadine Ewert, Conseillère Accompagnement Crédal Entreprendre/Yasemine Tilquin, chargée de projet Entrepreneuriat Féminin pour Crédal Entreprendre/Hub Brussels selon l’édition 2019 du baromètre bisannuel de Women in Business.

** SAACE : structure d’accompagnement à l’autocréation d’emploi.

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